Nora Roberts : des lignes qui se partagent entre amour et thriller

Les moments sont rares, mais pour une fois, j’ai décidé de vous partager mon avis concernant ma dernière lecture. Ainsi, avec « Dans l’ombre du mystère », j’ai pu découvrir deux romans de Nora Roberts. J’ai mis un peu de temps à me décider à acheter un de ses livres, étant donné les préjugés que j’avais sur son écriture. Et pourtant …

Nora Roberts est une auteure que je pensais proche d’écrits sentimentaux et à l’eau de rose, sans pour autant avoir lu une de ses lignes. Aujourd’hui, je peux confirmer que j’ai fait une erreur. Je pensais pourtant n’avoir aucun intérêt pour ses livres, étant donné que je suis plus roman policier et fantastique. Mais son expérience joue surement aussi.

Cette Américaine publie des romans d’amour et des thrillers psychologiques depuis qu’elle a quitté son travail de secrétaire juridique pour s’occuper de ses enfants. Nora Roberts est d’ailleurs l’une des auteures les plus lues dans le monde. Alors que son premier roman est sorti en 1981, elle donne vie à de nouvelles histoires 10 à 11 fois par an. Depuis les premières publications, de nombreuses rééditions ont eu lieu, comme c’est le cas pour « Dans l’ombre du mystère », qui réédite deux romans de 1985 et 1986, qui sont « La maison du mystère » et « Le souffle du danger ».

Une histoire qui se tourne plus vers le sexe

Ainsi, dans la première histoire, on suit le changement de vie d’une musicienne de Los Angeles, qui souhaite changer d’air, pour s’installer à la campagne. Là, elle est reconnue par tous et attire les regards. Et cette attraction va devenir encore plus grande, quand, à cause de travaux dans son jardin, un squelette est découvert. Qui est-ce ? Qui est le coupable dans cette commune où tout le monde se connaît ? Le mystère mettra du temps à trouver sa solution et les rebondissements ne se feront pas attendre. Les sentiments pourront aussi trouver leur place dans cette aventure !

Et cette première histoire m’a captivé. En effet, j’ai mis peu de temps à la lire puisque plus on lit et plus on souhaite en découvrir sur l’histoire. Cependant, même si la base de l’écriture est une affaire de meurtre, celui-ci est grandement dominé par une autre affaire : l’amour. On perd ainsi le fil du meurtre pour suivre les coups de cœur et les envies des deux personnages principaux.

C’est d’ailleurs ce que je regrette le plus ici. On ne suit ainsi pas l’évolution de l’enquête concernant la mort de la personne. Il faut attendre quelque part le dernier chapitre pour que quasiment tous les aspects de ce meurtre soient révélés. L’auteure met en avant la relation qu’entretiennent Maggie et Cliff. Ainsi, sans prendre des aspects érotiques, l’histoire se tourne plus régulièrement vers le sexe et la relation entre les deux personnages. Ne cachons pas, tout de même, que c’est distrayant !

Avec parfois un aspect loufoque

Dans la seconde partie, « Le souffle du danger », on change d’atmosphère en suivant l’histoire de deux artistes, l’un peintre et l’autre sculpteur, père et fille, qui habitent dans une grande maison. Un jour, ils accueillent un visiteur, Adam Haines, un autre artiste, qui se trouve être très curieux, mais aussi ne pas être là par pur hasard. Vont alors se succéder des découvertes et des révélations, tout en faisant face à l’imprévu et aux cachotteries.

Là encore, Nora Roberts met en avant une histoire particulière et une situation avec des aspects compliqués, le tout enrichi, là aussi, d’un coup de foudre, sans grande contre indication, qui devra pourtant faire face à l’avancement de l’histoire et aux péripéties. Même si les tableaux sont la base de ce nouveau roman, ils restent partagés avec l’histoire entre les trois principaux personnages. Des vrais, des faux, lesquels sont les bons ? Il faudra être patient pour démêler les fils de la situation. Mais l’art domine l’ensemble des lignes, avant que la méchanceté prenne la place.

À mon sens, il s’agit d’une histoire sans grande valeur, donc qui ne pourrait pas donner lieu à un grand film, mais tout de même, une histoire distrayante pouvant capter le lecteur. Quelques moments sont toutefois marrants, comme quand on comprend le ton qui est effectif entre le père et la fille. Il y a également un aspect loufoque, notamment quand on comprend qu’un chat squatte dans la maison, paie un loyer et qu’il possède un chien en animal de compagnie.

Une écriture simple mais addictive

Finalement, même si je trouve qu’il est difficile de réellement faire une critique sur un livre, car chacun possède son avis, je constate dans ces deux histoires que Nora Roberts a un schéma de base qui est le partage entre une histoire avec un thème, et une relation amoureuse, pleine de passion et d’envie. Une écriture simple mais addictive, qui permet d’occuper les moments de la journée où l’on ne souhaite rien faire et plutôt se reposer. Cependant, la lecture ne se fera qu’une fois, pour ma part, et ne restera pas dans la bibliothèque à dormir.

Il peut être maintenant intéressant de lire de nouveau livre de l’auteure, afin de voir l’évolution de son écriture au fil des années, mais aussi de pouvoir faire le constat, ou non de l’évolution de l’équilibre entre l’histoire principale et les relations amoureuses.

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